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Détails sur le produit
- Rang parmi les ventes : #296465 dans Livres
- Publié le: 1995-04-04
- Langue d'origine:
Français - Dimensions: 1.81" h x
5.71" l x
8.90" L,
.0 livres
- Reliure: Broché
- 714 pages
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile.Le cinquième du cycle des romans de Palliser
Par zybine, amateur éclairé
Cinquième et avant-dernier roman du cycle de Palliser, que clora Les enfants du duc récemment (enfin!) traduit, ce Premier ministre de 1876 est un peu à part dans le cycle. D'abord parce que Plantagenet Palliser, duc D'Omnium, est enfin au premier plan quand il n'apparaissait qu'épisodiquement dans les romans précédents (qui peuvent se lire indépendamment). Ensuite parce que le roman est tendu à l'extrême autour de deux fils narratifs seulement, quand les autres s'éparpillaient, à la manière victorienne, entre de plus nombreux enjeux. Il est cependant, comme toujours, question de mariage, d'argent et de politique.La trame principale s'organise autour de Ferdinand Lopez. Venu de nulle part et d'origine incertaine, de profession mystérieuse et de patrimoine inconnu, cet élégant jeune homme aux belles manières parvient à épouser Emily Wharton, la fille unique d'un riche avocat. Il apparaît vite que, sans être un monstre, l'individu n'est décidément pas un gentleman anglais, comme le subodorait son beau-père, mais un spéculateur à la morale élastique. Il va tenter de mettre la main sur la fortune de son beau-père et de se faire élire député, en jouant de l'influence de Lady Glencora, épouse indiscrète de Palliser. Or, et c'est la seconde trame, Palliser est enfin parvenu à devenir Premier Ministre, mais dans le cadre d'une coalition gouvernementale branlante. La révélation des intrigues de son épouse en faveur de Lopez, moralement condamnables car un Lord ne peut intervenir dans l'élection d'un député des Communes, va fragiliser la position du duc.Au fond, il n'est ici question que de morale, de morale publique et de morale privée. Peut-on exercer les plus hautes fonctions en respectant les règles du gouvernement des hommes décents, se demande Palliser ? Quelles sont les bornes de la morale d'une épouse quand s'opposent la fidélité et l'assistance dues à l'époux et la répulsion qu'inspirent ses manoeuvres et ses mensonges, se demande Emily ? Double dilemme qui, par les habiles correspondances dont est coutumier Trollope, traverse les deux couples dans leurs épreuves publiques et privées (Palliser et Emily s'opposant, avec leurs tempéraments respectifs, à Lady Glencora et Lopez).Le meilleur du roman tient à la subtilité des personnages masculins. Lopez aurait pu être une caricature mais conserve son mystère initial et son charme ; tel le scorpion de la fable, il ne manoeuvre que parce que c'est dans sa nature, qui ignore la décence (le fameux "Ca ne se fait pas" de George Orwell que popularise encore Jean-Claude Michéa). Palliser est finement campé : de la meilleure naissance, doté des capacités les plus éminentes, il est naturellement habité du souci du bien commun - mais doit constater la difficulté en régime parlementaire à faire prévaloir ses vues sur celles de ses partenaires comme la difficulté à faire partager à sa femme (qu'il aime comme on doit aimer) ses normes morales. Cependant, c'est probablement le personnage du père Wharton, figure même du Victorien dans toutes ses qualités (honnêteté, sens du travail, exigence envers lui-même) et ses limites (préjugés de classe, étroitesse des préoccupations) qui restera probablement le plus en mémoire des lecteurs. La lutte patiente et méthodique qu'il mène contre son gendre, une vraie guerre de tranchées faite d'offensives et de savants replis, offre les meilleures pages du roman.Ce cinquième volume n'est probablement pas du niveau des deux chefs d'oeuvre du cycle (Phinéas Finn et Les diamants Eustace) mais garantit de beaux moments aux amateurs des classiques anglais.
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