Thursday, May 4, 2017

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Pol Pot: Anatomie d'un cauchemar

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Détails sur le produit

  • Rang parmi les ventes : #326492 dans Livres
  • Publié le: 2007-04-20
  • Langue d'origine:
    Anglais
  • Nombre d'articles: 1
  • Dimensions: 6.10" h x
    1.57" l x
    9.65" L,
  • Reliure: Broché
  • 608 pages

Commentaires clients

Commentaires clients les plus utiles

22 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile.
5La palme d'or
Par René Raimbault
En septembre 2009, j'avais fait un commentaire élogieux pour le livre de Fr. Déron : "Le procès des Khmers rouges". Je vantais la richesse de la documentation, laquelle m'avait permis de trouver des éclaircissements à certaines de mes interrogations. Depuis, j'ai lu "Pol pot" de Philip Short et je doit dire que, sur le plan de la documentation justement, l'ouvrage de F. Déron est nettement dépassé par celui de Ph. Short. L'ouvrage de ce dernier ( 600 pages), loin de n'être qu'une biographie du sinistre Pol Pot est une relation, détaillée comme aucune autre, de tous les événements de la tragédie cambodgienne. Encore plus clairement qu'avec "Le procès des Khmers rouges", on comprend le rôle si complexe des pays acteurs : la Chine, le Viet-Nam, les USA, et la Thaïlande. Le jeu si déroutant de Norodom Sihanouk devient plus compréhensible, de même que celui des USA dont toute la politique était commandée par la rivalité d'influence face à l'URSS soutien du Viet-Nam. Aussi scandaleux que ce soit, on constate que pour ces puissances les souffrances affreuses de la population ne pesaient d'aucun poids. Seule leur rivalité idéologique avait de l'importance.On y voit aussi comment les protagonistes de ce régime en viennent à s'entre dévorer. Méfiance et rivalités ont conduit plus de 10 000 gradés khmers rouges à se trouver arrêtés, interrogés sous la torture à Tuol-Sleng (S 21 le centre d'interrogation de Phnom-Penh) et exterminés après leurs aveux Notons encore que ce livre présente des compléments intéressants. La carte du Cambodge et celle de Phnom Penh permettent de localiser toutes les activités; décrites et, 7 pages à la fin, donnent une brève biographie de tous les personnages impliqués dans cette folle tragédie. Pour ceux qui s'y intéressent et veulent comprendre, je crois que cet ouvrage remporte la palme.

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile.
3Le point sur une énigme
Par Seznec Erwan
Pol Pot, alias "Politique potentielle", alias Saloth Sar, alias Camarade Numéro Un... Les Khmers rouges (qui ont saigné le cambodge de 75 à 79) ayant laissé derrière eux des montagnes de cadavres et très peu d'archives, il est extrêmement difficile aujourd'hui de reconstituer l'itinéraire meurtrier des dirigeants du mouvement. Philip Short exploite au mieux les rares éléments disponibles, signant la biographie de référence sur le grand chef. Adolescent parmi tant d'autres, enseignant apprécié de ses élèves, militant communiste, puis organisateur d'une des tueries de masse les plus effroyables d'un siècle pourtant riche en la matière. La dernière page refermée, l'énigme subsiste : où Saloth Sar devient-il Pol Pot, quand l'homme cède t-il la place au monstre ? On ne le saura probablement jamais, l'intéressé étant décédé en 1998.Du point de vue du lecteur français, manque juste à cet ouvrage clair, précis et documenté un petit rappel de l'aveuglement surréaliste d'une partie de l'intelligentsia parisienne au moment de l'arrivée au pouvoir des Khmers rouges. Ce n'est peut-être pas un hasard si c'est un Anglais qui signe cette enquête sur un pays avec lequel la France a pourtant eu des liens si étroits.

9 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile.
5Itinéraire de l'un des plus "grands" MONSTRES de l'histoire de l'Humanité : Saloth Sâr surnommé Pol Pot !!!
Par Unvola
Philip Short Britannique d'origine, historien et journaliste, nous présente une description complète et précise de la vie du monstrueux tyran Saloth Sâr, de son pseudonyme : Pol Pot ; notamment, grâce aux Archives des Partis Communistes des pays concernés, ainsi qu'aux centaines d'heures d'entretiens avec d'anciens bourreaux Khmers Rouges, y compris des plus hauts responsables criminels du régime.Pol Pot était issu d'une famille aisée qui possédait plusieurs hectares de rizières ainsi qu'une vaste demeure.C'était quelqu'un d'aimable, souriant, presque discret, pas du tout le profil du fou furieux, du monstre sanguinaire, et pourtant...En effet, Pol Pot et ses amis (futurs principaux "collaborateurs" directs et bourreaux) : Ieng Sary, Khieu Samphân, etc., jusqu'en 1950 n'avaient qu'une très vague idée de ce que pouvait être le Communisme.Se rendant à cette époque en France, la petite équipe de Cambodgiens découvre à Paris en 1951 : le Stalinisme, Mao Zedong, Hô Chi Minh et les écrits de Marx, Lénine.A partir de cette période d'endoctrinement Idéologique, ils se lancent à corps perdu dans la voie du Communisme. Ieng Sary prend (avec d'autres) sa carte au P.C.F. (Parti Communiste Français) ainsi que Saloth Sâr dit Pol Pot (selon ses propres aveux).Ils furent tellement captivés par le P.C.F. qu'ils allèrent s'y former au Marxisme-Léninisme, lors de nombreuses réunions et conférences.Ieng Sary et Khieu Samphân furent mêmes responsables du Cercle Marxiste de Paris.En 1953, après cette formation au Bolchevisme (Communisme) en France, au sein de notre soi-disant "immaculé" P.C.F., ils rentrèrent dans un Cambodge politiquement instable.Ils fondèrent le P.C.K. (le Parti Communiste du Kampuchéa).Là, un premier obstacle dogmatique se présenta à eux. En effet, il n'existait quasiment pas de "classe prolétarienne" au Cambodge, pourtant fondement de l'idéologie Marxiste-Léniniste.Pour rendre ce dogme conforme, il parut donc logique aux Khmers Rouges de "greffer" l'idéologie de la "Dictature du Prolétariat" sur la "classe paysanne" Cambodgienne.Le tout par le truchement du Bouddhisme, car vecteur social permettant de faire accepter et assimiler plus facilement leurs délires idéologiques Communistes, au sein de la société Cambodgienne.Ils n'avaient alors plus qu'à combattre radicalement le régime Monarchique du Prince Norodom Sihanouk, car ils étaient également galvanisés par l'exemple de notre Révolution Française, comme l'explique Philip Short, page 196 :"Sous un vernis marxiste extrêmement mince, on retrouvait l'alliance de "paysans et (d')intellectuels" dont Kropotkine faisait la force motrice de la Révolution française de 1789 ; l'objectif était du reste le même : renverser le roi - autrement dit le système féodal personnifié par Sihanouk - et instaurer un régime communiste égalitaire fondé sur une version replâtrée de l'ancienne trinité révolutionnaire, "liberté (collective), égalité (des masses) et fraternité (militante)", autant d'éléments dotés d'un parfum distinctement khmer."L'objectif de Pol Pot était de pousser le plus loin possible les tragédies Soviétique et Chinoise, par ce processus horriblement radical, cauchemardesque, sur la société Cambodgienne, ce que résume parfaitement l'auteur, page 24 :"Mais les Cambodgiens ont adopté des solutions plus radicales, plus insensées. L'argent, les tribunaux, les journaux le système postal et les télécommunications internationales - et jusqu'au concept même de ville - ont été purement et simplement abolis. Les droits individuels n'ont pas été amputés en faveur des droits collectifs, ils ont été intégralement supprimés. La créativité, l'initiative, l'originalité ont été condamnées en soi. La conscience personnelle a été systématiquement broyée.Il n'existe pas de réponse simple à ces questions et, dans la mesure où il y a des explications, elles n'offrent qu'un maigre réconfort - aux Cambodgiens comme aux autres."Puis, une guérilla civile sans merci sévit dans la décennie des années 60 entre le régime Monarchique de Sihanouk (avec l'aide de son impitoyable ministre de la Défense Lon Nol) et les sympathisants Communistes. Les actes de barbarie de la part des deux camps ennemis, furent légions : nombre incalculable de décapitations, pelotons d'exécution, etc..Ces pratiques ignobles furent dramatiquement décuplées à un niveau d'horreur incommensurable sous le régime des Khmers Rouges, entre 1975 et 1979.Parallèlement, à partir de 1967 - 1968, commençait :- D'une part, la terrifiante Révolution Culturelle Chinoise de Mao, accompagnée de la propagande faite à travers son fUmeux "Petit Livre Rouge" ;- Et d'autre part, l'imprégnation par les Khmers Rouges du tout aussi immonde "modèle Communiste" Viêt-Minh.Le 18 mars 1970 eu lieu le coup d'Etat du Général Lon Nol évinçant Sihanouk du Pouvoir, ce qui conduisit le Cambodge à la Guerre Civile pendant cinq ans, entre le Pouvoir de Lon Nol et les Communistes Khmers Rouges, faisant déjà au total : 500 000 morts.A partir de cette même année, le Cambodge dut faire face régulièrement, comme l'Indochine et le Vietnam à de terribles : "tapis" de bombes de la part des B-52 Américains.Durant cette longue période de Guerre Civile, le P.C.K. se professionnalisa et se renforça, pour arriver à un nouveau coup d'Etat, celui de Pol Pot et de ses Khmers Rouges, le 17 avril 1975, en prenant la Capitale Phnom Penh.Dans un premier temps, les Phnom-Penhois "débarrassés" de l'ancienne élite représentant l'ex-Monarchie, accueillirent les Khmers Rouges en "Libérateur".Mais cet enthousiasme ne dura pas, car le jour même ce 17 avril 1975, commençait à se dessiner le terrifiant plan d'épuration Communiste.Les Khmers Rouges étaient déterminés à tout anéantir, recommencer à zéro, recréer, régénérer le Peuple Cambodgien afin de le rendre socialement et idéologiquement parfaitement PURE.En effet, Pol Pot et ses sbires vouaient une HAINE idéologique viscérale envers les villes et ses habitants. Il s'agissait alors de vider les villes dans le but de rééduquer ou d'exterminer (le résultat était dramatiquement le même) ses habitants "souillés" par la : "bourgeoisie", le "capitalisme" et l'"impérialisme" urbains.Ainsi, commença l'un des plus terrifiants Génocides (en rapport de sa population totale) de l'histoire de l'Humanité.Dès lors, mentant à la population, les Khmers Rouges firent évacuer Phnom Penh (sous le fallacieux prétexte d'un risque imminent de bombardement par les Américains) à ses presque : 3 MILLIONS d'habitants, leurs garantissant un retour en ville deux ou trois jours plus tard.Mais la réalité était toute autre : l'objectif étant la déportation pure et simple de toute la population des villes vers les campagnes.Philip Short estime à environ 20 000, le nombre de personnes décédées lors de l'opération d'évacuation-déportation, pour diverses raisons (épuisement, maladies, la faim, etc.) et surtout lors d'innombrables exécutions de masse aléatoires, le long des chemins.Les survivants de cette déportation se retrouvèrent donc des esclaves travaillant de force dans les rizières.A partir de ce moment-là, tout le Cambodge fut transformé en un gigantesque camps de concentration à ciel ouvert, ce qui rendait totalement obsolète les "classiques" : miradors, barbelés électrifiés, bergers allemands, etc..Parallèlement il y eu la suppression : de l'argent (plongeant la société Cambodgienne dans le moyenâgeux système du troc, ce dernier étant lui-même interdit par l'"Etat" tyrannique Khmer Rouge : l'Angkar), de la propriété privée, des salaires (de toute manière une source de dépense inutile puisque le Peuple était transformé à l'état d'esclave). TOUT fut collectivisé même la Pensée individuelle devait refléter le NOUS collectif en supprimant du vocabulaire, entre autres, les termes considérés comme "bourgeois". Par exemple, la première personne du singulier : le néfaste "JE" était assimilé à la contamination "bourgeoise" et à l'inconcevable individualisme. A la manière de la "Novlangue" excellemment décrite par George Orwell dans son très réaliste ouvrage 1984.Puis, fut créé le plus horrible centre de tortures et d'exécutions du régime Khmer Rouge : le centre S-21, dans une ancienne école secondaire désaffectée à Tuol Sleng. Le responsable de ce centre, Deuch et ses acolytes tortionnaires, arrachèrent de faux aveux, torturèrent par des moyens ignobles et assassinèrent entre 15 000 et 20 000 Cambodgiens.De plus, de nombreux villages entiers furent pillés, brûlés, et leurs habitants : TOUS exterminés (enfants, femmes, vieillards, hommes), car considérés comme "réfractaires" au despotisme Idéologique de Pol Pot.Depuis la fin du régime Totalitaire Khmer Rouge, Sihanouk est revenu au Pouvoir, et depuis 1985, il existe donc au Cambodge un gouvernement de coalition entre Sihanouk et un ancien Khmer Rouge : Hun Sen.Malheureusement cet Etat relève encore très largement d'un caractère à tendance "semi-Terroriste".Sam Rainsy Des racines dans la pierre, essaye depuis presque 20 ans de mettre en place un régime Démocratique au Cambodge...Philip Short refuse le terme de Génocide pour caractériser le régime Totalitaire Khmer Rouge. Pourtant l'appellation : Génocide "de classe" (comme pour de nombreux Crimes de masse perpétrés par les régimes Totalitaires Communistes) est couramment utilisée aujourd'hui. L'auteur, lui, préfère qualifier ce Crime de masse, de : Crime contre l'Humanité.La discussion sur la dialectique permettant de caractériser des Crimes de masse est intéressante, mais de toute manière cela ne change absolument rien à la monstrueuse réalité qui a consisté à l'extermination par le "démoniaque" régime de Pol Pot, de plus de : 1 500 000 Cambodgiens sur une population d'à peine 8 millions d'habitants !Comment est-il possible que ce tyran (et il en va de même pour presque tous les hauts responsables des régimes Totalitaires Communistes dans le monde) pleinement responsable de ce Génocide, engendrant la mort violente de : 20 à 25 % DE SA PROPRE POPULATION en seulement 4 années, soit mort paisiblement dans son sommeil des années après en 1998, sans que la Justice des Hommes ne l'ait même pas convoqué devant un Tribunal digne de ce nom ?C'est purement et simplement in-com-pré-hen-sible !Confer également d'autres ouvrages aussi passionnants sur le même thème, de :- François Bizot Le silence du bourreau ;- Kèn Khun De la dictature des Khmers rouges à l'occupation vietnamienne ;- Thierry Cruvellier Le maître des aveux ;- Claire Ly Revenue de l'enfer : Quatre ans dans les camps des Khmers rouges ;- Malay Phcar Une enfance en enfer : Cambodge, 17 avril 1975 - 8 mars 1980 ;- Pin Yathay Tu vivras, mon fils ;- François Bizot Le Portail ;- François Ponchaud Cambodge année zéro ;- Raoul Marc Jennar : "Khieu Samphan et les Khmers rouges : Réponse à Maître Vergès" ;- Sam Rainsy (Des racines dans la pierre).

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